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Les chemins de fer (Eugène Labiche)

Quelle bonne idée nous avons eue d’innover dans notre manière de réveillonner ! Plutôt que passer l’essentiel de la soirée à table entre amis, à savourer les délices préparés par chacun d’entre nous, nous avons proposé à nos amis de terminer l’année an allant au théâtre ! Proposition acceptée avec enthousiasme. C’est ainsi que nous avons été accueillis dès 17H30 avec une coupe de bulles. Nous avons ensuite assisté à la représentation de la pièce d’Eugène Labiche « Les chemins de fer » .

Ce vaudeville ferroviaire hilarant se déroule successivement à Paris, dans une administration des chemins de fer où des actionnaires attendent de percevoir leurs dividendes, sur un quai d’embarquement de la gare de l’Est, dans le buffet d’une gare, dans une chambre d’hôtel garni et à la gare de Croupenbach en Alsace.

Tapiou occupe successivement les fonctions de caissier, graisseur de wagons, employé des chemins de fer, cuisinier… Il accompagne les pérégrinations d’un des nouveaux actionnaires de la compagnie, Pierre-Léonidas Ginginet, porteur de 15 actions, sa femme Clémence, sa bonne Colombe et sa nièce anglaise Jenny qui vont en Alsace afin de célébrer le mariage de Jenny et du caissier Lucien. Ils sont entourés de toute une troupe de personnages hauts en couleur : Bernardon, le directeur ; Jules, le séducteur ; la charmante Pauline ; Courtevoil, l’officier autoritaire ; le chef de gare ; le photographe ; la nourrice ; les actionnaires et bien d’autres…

Le programme annonçait un vaudeville hilarant. Certes, il s’agissait bien d’un vaudeville, mais le qualifier de hilarant est sans doute un peu exagéré. Contentons-nous de dire que ce spectacle fut plaisant, très plaisant même, et que nous ne nous sommes pas ennuyés en cette soirée de réveillon 🙂 !

Pour être honnête, signalons toutefois que cette pièce date du XIXe siècle et que cela se sent 😉 . Certaines situations sont « datées », comme par exemple la manière dont les femmes sont considérées (même si, distribution oblige, le rôle du chef de gare était tenu par une actrice). Par contre (et malheureusement) la critique de la gestion bureaucratique et politique des chemins de fer est toujours d’actualité 🙁 .

Cette pièce était présentée par les élèves du Conservatoire Balthasar Florence, dans une mise en scène de Francis Dony, leur professeur. L’interprétation était excellente, même si on se rendait compte à certains moments qu’il ne s’agissait pas (encore) de professionnels. Mais il faut dire que cette pièce nécessite une distribution importante (18 acteurs !), et qu’il ne doit pas être aisé de gérer le jeu de plus de dix acteurs simultanément en scène, sans que cela ne donne parfois une impression de confusion.

Par ailleurs, la pièce était régulièrement entrecoupée de couplets de Jacques Offenbach (sous la direction musicale de Patrick Lange). Ces respirations musicales renforçaient encore l’esprit de fête qui a animé notre début de réveillon 🙂 .

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